Orchidées

by Damien Jourdan

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1.
Du bout des doigts Au bord des lèvres A petits pas l’aube se relève La lumière dresse à petit feu Les contours de nos enjeux Au bord de l’âtre A demi mots Les jeux relâchent l’étau Il pleut des cavalcades dans la fournaise Je touche la braise et me ressert du feu Elle ne ne pense qu’à elle, qu’au saut de l'ange de la falaise Elle ne pense qu'aux ailes, que la fumée suspend au ciel Du bout des doigts Au bord des lèvres Une part de toi touche mes rêves Mes bois s'embrasent, mes étapes brulent, Je vois la flamme qui tremble Qui se relève Elle ne ne pense qu’à elle, qu’au saut de l'ange de la falaise Elle ne pense qu'aux ailes, que la fumée suspend au ciel Au bord du feu On se consume On se transforme au crépuscule En demi dieux Je ne parle que d'elle, du fil qui tend notre trapèze Elle nous croit immortels, de part et d'autre de l'autel
2.
Cette page 03:29
Il y avait cette page qui me tournait autour Le vent soufflait mais restait muet Toute cette magie me rendait sourd Les lignes les courbes, tout s'effaçait Jusqu'à demain attendre mon tour / toujours Fermer les yeux, et les regrets Toutes les aurores parviennent au jour A petit feu, je m'endormais Au petit jour Restent les sillages Et les poussières De nos carnages Parlons d'amour Et des rivages Parlons d'amour Des terrains vagues Il y avait cette rage si rouge si reine Je n'en sortais rien, buvant ma peine Et ces barreaux me semblaient lourds Ralentissant mon parcours Dans le brouillard un soleil rouge Comme un césar, sort de l'arène, M'élevant au grade de capitaine Je m'éveillai, suivant ma veine Au petit jour Restent les sillages Et les poussières De nos carnages Parlons d'amour Et des rivages Parlons d'amour Des terrains vagues
3.
Bienveillante elle est Bienfaisante mes plaies Reluisante après Aiguisante mon âme Lancinante affable Enivrante au calme Tu me hantes, mon amie Tu me hantes, mon amie Frémissante aux atours Bouillonnante à l'amour Ecumante l'air autour Accueillante mes envies Assistante à minuit Soulevante elle luit Tu me hantes, mon amie Tu me hantes, mon amie
4.
La mer 05:09
Je t’écris du haut de mon vertige D'un lac salé ou je m'endigue Par un beau temps ou sous une pluie fine Je mesure la distance à la crise D'où je te vois je te devine Ou l'air se bat le vent dérive Faisant s'abattre tous les navires Et l'encre me sert de guide De ce naufrage, faire le constat Et survivant, changer les mats A marée basse je donne le change Pour me soustraire aux commentaires Je bois la tasse en fond de cale Si je me noie est-ce qu'on respire? Si je me noie est-ce qu'on respire? Je t'écris là pour que tu lises Comme une journal comme un frisson Et si rien nous sauve de la crise L'encre me sert de guide De ce naufrage, faire le constat Et survivant, changer les mats Je t’écris du coin de mon adresse En colimaçon tournent les promesses J'entends rugir la tempête Au beau milieu de ma débâcle J’irai jusqu’au bout de la crête, juste pour voir la mer que je m’y perde un peu la mer que je m’y perde un peu la mer que je m’y perde un peu la mer que je m’y perde un peu
5.
Je pars 03:15
Hors les murs dans le noir Vers le sud vers le soir Je pars et ne me retourne Je contourne l'abreuvoir Des gens sourds, des gens couards Je pars et ne me retourne Je pars et ne me retourne Sur la route dans les flaques Une onde tourne et s’égare Je pars je tourne autour Je pars je tourne autour A l'avenir l'ermitage Mis en vrac par l'orage Je pars et ne me retourne Des ornières, des égards, Je me cache plein d’espoir Je pars et ne me retourne Je pars et ne me retourne Il est tôt il est tard Qu’il fait chaud au parloir Je t’y trouve et je me retourne Je t’y trouve et je me retourne Qu’il est beau ton regard Vulnérable j'en prends soin Je pars et je me retourne Je pars et je me retourne Enfin
6.
Au bal des pendus ou la peur se resserre Sur les damnés des pleurs Au bal des pendus ceux qui restent payent Ceux qui partent pourrissent de ne pas savoir Au bal des pendus il y en a qui perdent Leur vie à chercher des histoires nouvelles Des rythmes audacieux, et toi qui te rebelle C’est beau, c’est bon, ça prend aux entrailles Au bal des pendus ça rend compte des couleurs Du temps fixé aux mœurs qu’on libère et des heures, Aux fonctions premières aux besoins du cœur, Aux folies du corps et des morts en lumière Serait ce la mort qui nous effraie ? Serait-ce elle qui nous parle en mai ? Au bal des pendus on se livre sans filet sans attache Juste un sanglot nous serre Ces deux trois fantômes qui nous font signe à la table Le poker est lancé, nos jeux sont faibles Au bal des pendus les angoisses tournent Les croyances agitent les prières de l'enfance Gardons les yeux fermés Serait ce la mort qui nous effraie ? Serait-ce elle qui nous parle en mai ? Serait ce la mort qui nous effraie ? Serait-ce elle dans nos reflets ? Au bal des pendus il y a des pantins qui trainent Ils nous rappellent, ils nous connaissent Ils nous emmènent à la caisse Mais la beauté et l'ivresse ne se soumettent jamais Serait ce la mort qui nous effraie ? Serait-ce elle qui nous parle en mai ? Serait ce la mort qui nous effraie ? Serait-ce elle dans nos reflets ?
7.
Comme l'automne égrène ses perles et que la mer gagne un peu plus sur la grève Je m'incline en silence les yeux mi-clos La ou repose l'innocence qu'il me faut Comme l'automne épelle tes voyelles et que la mitraille éclate dans mes veines Sous le coup du sort je m'incline, je m'éveille Et face à la mort que je décline, me libère Comme l'automne recompte ses perles je sors débraillé d'une rencontre singulière Peu m'importe si je meurs demain de connivence avec l’amour Avec toi le supplice fut sublime, en si peu de jours
8.
Des cartes 04:04
Des cartes des limites des territoires, des marques Des idées au sommet Des lignes des courbes désaltèrent des sources Des cartes démentent des mémoires, mélange d'histoires, je suis perdu Des espoirs guettent des niveaux regrettent la vie d’avant Des illusions illustrent ma mémoire Mais des astres débusquent mes déboires Ils déploient leur plan inexorablement Car les yeux ne sont pas si loin du cœur Le corps se perdant souvent ailleurs Des cartes démasquent ton territoire, dépeignent tes fresques Des monts deviennent tes hauteurs, dévoilent tes reliefs J'adopte tes formes, devine des abbesses des abîmes, j'accoste seul Des cartes me conduisent, me dérivent à ton estuaire Car les yeux ne sont pas si loin du cœur Le corps se perdant souvent ailleurs Car les yeux ne sont pas si loin du cœur Le corps se perdant souvent ailleurs
9.
Danse 04:17
Danse et reviens vers moi L'occurrence me conduit là-bas Ou tu enfles Un monde s'emplira Tout se penche dans ta robe à poix Les méandres m'amènent en état D'insouciance, on ne se méfie pas Alors danse, et reviens vers moi Danse Danse Quand tu creuses l'air entre tes bras Mon corps flambe, s'embrase une dernière fois Et Quand tu trembles C'est là que j'ai froid Tangue et ne m’écoute pas Tes corolles en cadence Me remplissent d'effroi Oublie le silence Ne blanchis pas la transe Danse Danse Elle danse Et l'air se charge d'errance Elle distribue des vertiges d'inconscience Elle donne de l'angle et le change Elle danse Lancinante comme les berges du Gange Qui s'écoule toujours dans le même sens Elle danse Elle danse
10.
Parle à ma chair Prégnante et libre Baignée d’espoir Prise dans la masse Prévoit d’y rester Autant qu’il faut Pour soulager De sombres lambeaux Passent des éclairs La rage est grande L’orage y gronde Contre le temps Axe tes nuits Où je m’érige Quand je m’endigue Dans tes replis Brasse le réel Et l’immortel Suis notre éveil Dans le sommeil Réduis l’écart Sans les barrages Sens ma carrière Et mes poussières En cascade les rêves Se boivent à la dérive Auguste malaise Qui décharge nos vies N'arrête jamais N’embusque pas L’altérité L’artère coupée Parle à ma chair Ma tête est malade
11.
Orchidée 03:26
Orchidée déraison Bière de mars Des fleurs des fleurs des fleurs Et du houblon Toute culture Toute histoire Toute brûlure Est humaine Mon pavot Ma prêtresse Ma largesse Mes seuls mot Des sales gosses Mes caresses Sont pour toi
12.
Que toi 03:16
Il n’y a que toi .. Dans mes émois… La ou je crois Sans dieu ni loi De tout en bas De mes envies La où je te vois Je me brandis Je perds la tete Et les remords Je suis la crête Jpeux gueuler fort Face à l’effroi Face à l’orage Je n’ai que ca Tu es mon gage Les carapaces Les couvre-feux Les règles du jeu Des amoureux Il n’y a que toi Je suis tes pas Et comme parfois Je n’y crois pas Je perds la tête Et les remords Je suis la crête Souvent j’ai tort Si je me trompe Si je m’inonde Je saignerai Les jours d’après Ma quête est vaine Aussi soudaine Derrière toi rien Ne me soutiens Les cathédrales Les carnassiers Rien n’est égal A tes pieds Les vérités Les engrenages Les mises à pieds Tout ce carnage Les prés salés Les marécages C’est sur je nage Sans respirer Il n’y a que toi Dans mes émois La ou je crois Sans dieu ni loi Une pointe d’or fin Cerclé d’airain J’attrape tes reins De mes deux ùmains Je perds la tete J’en veux encore Bientôt la fête La petite mort Les carnavals Les corridors J’ai les mains sales Maintenant du dors
13.
La vie par à-coups successifs des montagnes de souvenirs m'envahissent Quand je me replie sur moi Les vérités les doutes les vices Me ramènent auprès de toi La vie par à-coups violents Des roues crantées que l'on sent Des grandes rasades de vent Les grandes tables les grandes fournées Les gens assis autour et je te vois de près et je vide mon verre d'eau de vie par à-coups successifs et je vide mon verre d'eau de vie par à-coups successifs Il est dix heures et le rideau tiré Dans la pièce ou je suis réfugié A l'abri des sautes d'humeur, Des court-circuits, des pannes de compteur Mais la vie par à-coups déments Des coups de sangs comme des ecchymoses de printemps La vie par grande marée Sans toi je me laisse couler, j'attends juste Que tu remplisses mon verre d'eau de vie par à-coups successifs Que tu remplisses mon verre d'eau de vie par à-coups successifs
14.
Léon remonte la rue Véron, Fumant son clope Les lumières chaudes du moulin rouge Lola est là Encore une fois Léon sait bien qu'il n'est pas seul Les hommes tombent Comme des mouches Pour lui l'amour est un état D'expatriés De sans papiers Mais quand elle ouvre ses yeux C'est le bleu du ciel qui devient lumineux Mais quand elle fixe son prix C'est là que Léon a compris Léon remonte dans sa mémoire Recompte le nombre De serments noirs Il s'est perdu dans les promesses De ne plus la voir Mais ses caresses Léon décide encore une fois De ne plus passer Par le boulevard Il boit maintenant à la santé De sainte Rita désespéré Léon est ivre comme un russe Il redescend Dans le brouillard Voyant Lola dans le désarroi Il court vers elle Sa courtisane Ne sachant pas qu'elle l'a floué Encore une fois Mais il s'en bat Il sait qu'elle est déjà monté Avec des types Plus ou moins louches Il prend son sac, et il 'entoure Car quand elle ouvre ses feux Aveuglé il avance sans hésiter Mais au moment de payer Il lui arrache le coeur pour le garder

about

Enregistré rue Lepic par Nicolas Repac et Damien Jourdan en novembre 2010
Mixé par Nicolas Repac
Masterisé par J-P Chalbos au studio La Source
Réalisé par Nicolas Repac

Vincent Charmont : contrebasse
Damien Jourdan : voix, guitare, trompette, batterie
Nicolas Repac : choeurs, guitare, samples
Gaëlle: voix sur « Je pars »

Textes : Damien Jourdan
Musiques : Damien Jourdan / Vincent Charmont
Arrangements : Nicolas Repac

Ce disque a été préparé comme un bon repas...
Merci à Nicolas pour ses goûts, son exigence syllabo-rythmique et ses herbes aromatiques, à Vincent pour le choix des vins.
Sans eux …
Merci à tous ceux qui se déplacent pour venir nous entendre (Continuez !)

Je dédie ce disque à une punk aux allures de fée, d.

credits

released November 7, 2011

license

all rights reserved

tags

about

Damien Jourdan Taulignan, France

Quoi de neuf depuis « Orchidées », le dernier disque sorti en 2011 (Sélection FIP en décembre 2011) ?
Un déménagement en Drôme provençale. Des nouvelles chansons. L’amour et la mort : toujours mais dans un autre décor.
Damien Jourdan prend ce nouvel environnement comme prétexte, mais en réalité, il poursui la même veine d’une écriture poétique et imagée, autour de ces thèmes de prédilection.
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